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Galerie Gabrielle Maubrie 24, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie 75004 Paris  tel: 01 42 78 03 97 fax: 01 42 74 54 00
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MARCO ROUNTREE - [ Translate this page in english ]

Né en 1982 à Mexico
Vit et travaille à Mexico

Marco Rountree est autodidacte. Il a commencé sa carrière artistique en 1996, faisant des graffitis au Canada et au Mexique.
Dans son travail, Rountree s’approprie les résidus de la culture d’aujourd’hui, la réutilisation des images trouvées, des ordures dans la rue, dans le dessein d’explorer la dynamique des sociétés contemporaines et ses cultures.

Marco Rountree a décrit sa pratique artistique comme étant « comment donner de l’importance à des objets, en les apportant à la maison et en les traitant comme des décorations ». Ce goût pour les combinaisons surprenantes et de l’ornementation visuelle trouve ses racines dans le passé de Marco Rountree en tant qu’artiste de graffiti. Sa série « Walking objects » (2001) comprenant des ficelles et des colliers en or avec des pendentifs fabriqués à partir d’éléments ordinaires divers, ou des aliments, pensés comme des calembours visuels, et deviennent des talismans culturels. Plus récemment Rountree à continuer ce thème avec des installations de livres dans lesquels il a plié les pages, privant les livres de leur fonction et les transformant en objets esthétiques.

MARCO ROUNTREE
Conversation avec Marco Rountree en Colombie

Vous venez de finir votre installation

« C’est difficile à expliquer, toute ma vie, j’ai aimé marcher, en fait c’est une partie très importante dans ma vie. Depuis que je suis très jeune, j’ai ramassé des déchets dans les rues et donné de l’importance à ces déchets, pas mélancolique, mais un sentiment doux, comme comment un objet est abandonné dans la rue. Je vis dans une ville. Comment pouvez-vous leur donner de l’importance en les amenant à la maison et les traiter comme un objet de décoration. Quand j’ai vu le travail de Tacita Dean et les Aztèques, et lu le livre qui parle des choses mystiques et chamaniques, il m’est venu l’idée de faire un collier mystique et chamanique. Habituellement, les gens accrochent des objets religieux sur leurs colliers. Cela a un contexte spirituel, mais aussi un contexte-mode et esthétique, que j’aime vraiment. C’est drôle ce truc avec le collier car je suis un grand fan du hip-hop, rappelez vous de ce rappeur de Public Enemy, qui avaient l’habitude d’accrocher des objets énormes, comme des montres, sur leurs colliers.

Objet trouvé, tous les jours, avez-vous fait cela avant ?

Oui, je travaille avec des objets trouvés accessibles. C’est pourquoi mon travail comprend des livres, des couverts et n’importe quel objet que je trouve. Je pense que c’est juste une façon logique et détendue de travailler. Je préfère travailler avec les choses que j’ai. J’aime bien m’adapter. Quand je travaillais avec du ruban adhésif bleu, c’est parce que partout ils vendaient ce ruban adhésif bleu. Il est juste accessible. L’autre chose qui est importante pour moi, c’est d’avoir un processus que je pense que n’importe qui peut faire, cette simplicité. Quelquefois je travaille avec des architectes, avec des matériaux industriels. J’aime les accords, je n’aime pas les confrontations dans mon travail.

Comment se rapporte à votre pratique- dessin et le lien avec l’objet trouvé ?

Depuis que je suis petit, j’aime le dessin. Mais dans la rue c’était la culture de la drogue. J’ai commencé à m’intéresser au graffiti. La seule chose qui m’a attiré dans l’esthétique du graffiti, c’était que c’était illégal, vous mettre en danger pour quelque chose aussi stupide qu’un petit dessin sur la propriété de quelqu’un. Cela m’a donné l’idée qu’on pouvait faire quelque chose d’important, même si ce n’est pas important pour tout le monde. J’ai appris ça du graffiti. Je ne voulais pas faire des peintures murales avec le graffiti, mais juste des petits signes. Quand j’avais 15 ans, j’étais déjà dans la scène du graffiti au Mexique. J’ai commencé à dessiner sur des serviettes en papier. C’était un sentiment de plaisir de n’avoir besoin de personne pour produire des dessins sur des serviettes. C’était aussi de l’humour, c’était juste une serviette.



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